{"id":34561,"date":"2022-06-26T09:42:32","date_gmt":"2022-06-26T06:42:32","guid":{"rendered":"http:\/\/rbcl.com.sa\/?p=34561"},"modified":"2022-06-26T09:51:15","modified_gmt":"2022-06-26T06:51:15","slug":"en-grandissant-a-budapest-gina-hara-navait-aucune-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rbcl.com.sa\/en\/en-grandissant-a-budapest-gina-hara-navait-aucune-4\/","title":{"rendered":"En grandissant a Budapest, Gina Hara n\u2019avait aucune mot pour se definir."},"content":{"rendered":"<p><title>En grandissant a Budapest, Gina Hara n\u2019avait aucune mot pour se definir. <\/title><\/p>\n<p>\u00abGeek, en hongrois, ca n\u2019existait pas.\u00bb Elle aimait les modeles reduits de trains, les blocs de construction. Elle lisait des revues de jeux video et les X-Men, un des rares comics traduits dans sa langue natale. Quand un des amis l\u2019a initiee aux Sims, tout votre monde s\u2019est ouvert a cette dernii?re.<\/p>\n<p>I\u00a0 l&#8217;origine, Gina Hara ne voulait que rarement amener une propre experience. Elle voulait juste dresser un portrait de l\u2019univers geek, \u00aballer a l\u2019ecole des nerds\u00bb, apprendre. Decouvrir votre que i\u00a7a signifie et ce que cela implique d\u2019\u00abetre fan finie\u00bb.<\/p>\n<p>Avec sa camera, la realisatrice montrealaise d\u2019origine hongroise a voulu saisir, raconter l\u2019histoire des passionnes de jeux video, de mangas, de figurines, de science-fiction. Mais elle s\u2019est heurtee a drolement environ silence et de resistance qu\u2019elle s\u2019y attendait.<!--more--> Elle avait du mal a trouver des intervenants, avait l\u2019impression d&#8217;observer filer moyen.<\/p>\n<h2>C\u2019est ainsi que son idee initiale a devie d\u2019un tableau global a celui des filles qui adherent a votre culture.<\/h2>\n<p> Pour lesquelles elle avait une montagne de questions. D\u2019ou venaient-elles? Comment avaient-elles grandi? Leurs experiences etaient-elles similaires aux siennes?<\/p>\n<p>Au fil de le periple, elle a eu Mariko, qui tient le blogue GamerWife. Puis, Jamie Broadnax, qui a fonde, quant a cette dernii?re, Black Girl Nerds. Et la Dre Anita Sengupta, ingenieure spatiale a la NASA et aspirante astronaute. Qui possi?de ete poussee dans ce metier via le amour de Star Trek, qu\u2019elle regardait religieusement avec le pere. Et dont celle-ci voulait \u00abfaire une realite\u00bb. \u00abElle reste tellement brillante! s\u2019exclame Gina. Je trouve que c\u2019est la geek ultime.\u00bb<\/p>\n<p>Du est, dans Geek Girls, il y a autant de definitions du commentaire geek que de girls qui temoignent. Jamie Broadnax confie que sa vision a elle \u00abest unique\u00bb. \u00abPour moi, c\u2019est quelqu\u2019un qui est bien dans sa peau, qui n\u2019accepte nullement le statu quo, qui refuse la conformite.\u00bb<\/p>\n<p>J&#8217;ai joueuse technique quebecoise Stephanie Harvey, elle, affirme que si elle a commence a etre gameuse, votre n\u2019est souvent pas afin d&#8217;effectuer partie d\u2019une communaute. Mais d\u2019abord \u00abpour se depasser\u00bb. Ce qu\u2019elle juge depasse aussi? Tous les prejuges associes a son metier. Il y en a trop eu. Mes titres dramatiques qui affirment sans nuance que les jeux video causent directement et necessairement la violence, la dependance, l&#8217;integralite des maux d\u2019ados? On est rendus ailleurs, estime-t-elle.<\/p>\n<h2>Au documentaire, \u00abmissharvey\u00bb raconte passionnement son parcours.<\/h2>\n<p> Oui, il y a eu des moments plus difficiles, oui elle a connu l\u2019intimidation. Mais tellement gui?re que. Et des gars aussi en vivent, rappelle-t-elle. \u00abJe suis d\u2019avis qu\u2019il va falloir parler du positif. Amener des solutions, jamais juste repeter que \u201cl\u2019internet cause des problemes\u201d. Personnellement, j&#8217;ai envie passer a 1 autre propos, a une nouvelle reflexion.\u00bb<\/p>\n<p>Celle qui possi?de developpe le interet pour le domaine avec Mario 3, cadeau de Noel de ses trois ans, confie que, naturellement, ses gouts n\u2019ont pas toujours ete acceptes via l&#8217;ensemble de. \u00abC\u2019est sur qu\u2019on m\u2019agacait quand j\u2019ai commence a jouer a Counter-Strike au secondaire. Mais le soir, je rentrais i\u00a0 la maison, je faisais mes affaires. Je tripais sur les jeux de societe, je collectionnais les cartes de Pokemon. J\u2019avais du fun.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019idee de fun, Gina Hara a nombre voulu la mettre en lumiere dans son film. Sans toutefois occulter certains des aspects moins roses de son sujet, l\u2019intimidation en ligne, un certain rejet, la cineaste devoile avoir tente d&#8217;effectuer sourire les spectateurs. De leur donner l\u2019impression de pouvoir tout accomplir.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai souvent pense a moi, a 10 ans. car J&#8217;ai voulu que, en voyant mon film, les petites filles se disent : \u201cJe pourrais etre une ingenieure spatiale. Je serai une ingenieure spatiale!\u201d\u00bb \u2013 Gina Hara<\/p>\n<p>Esthetiquement, le ton reflete ce desir. Couleurs pastel, arcades, neons, Tokyo, conventions. Tous enfile en valeur via le directeur photo Mattias Graham. Qui, comme Gina et le producteur Michael Massicotte, a etudie en cinema a Concordia.<\/p>\n<p>Clin d\u2019?il a son ancienne universite: la documentariste de 32 annees porte votre t-shirt a le effigie dans la scene d\u2019ouverture ou, legerement decouragee, elle attend des reponses pour i?tre capable de commencer a tourner. Elle tente de joindre des gens, des intervenants. Et le portable sonne, sonne, sonne. Dans le vide. \u00abCe n\u2019etait jamais un commentaire sur les etudes du tout! s\u2019esclaffe-t-elle. Honnetement, j\u2019ai enormement appris pendant ces annees. Mais entre ce qu\u2019on nous montre a l\u2019ecole et J&#8217;ai realite, depuis un monde de differences.\u00bb Qu\u2019il lui a fallu reconcilier.<\/p>\n<p>Comme une telle petit soeur, du est, qui a quant a elle longtemps cherche a \u00abreconcilier le amour des jolies robes, des dinosaures et des Lego\u00bb. Et l&#8217;ensemble de ces autres qui ont appris, compris qu\u2019elles n\u2019etaient nullement seules dans leur facon d&#8217;observer les choses. \u00abJ\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est propre a ma generation, remarque Gina. A tous ces milleniaux \u2013 je parle des plus vieux \u2013 qui n\u2019ont nullement eu acces a l\u2019internet dans leurs jeunes annees. Qui se sont souvent sentis isoles.\u00bb<\/p>\n<p>I\u00a0 ce niveau, elle insiste: \u00abPersonne n\u2019est sans elle. Ils font toujours quelqu\u2019un, quelque part, avec qui vous pouvez partager toutes vos experiences, la excitation, votre amour pour quelque chose. C\u2019est tellement exaltant quand on degote ces gens! Il y en a des comme vous! Allez les chercher!\u00bb Parlant de chercher, Gina Hara bosse aussi au Technoculture, Art and Games de Concordia, dit le TAG. Un <a href=\"https:\/\/datingmentor.org\/fr\/imeetzu-review\/\">http:\/\/datingmentor.org\/fr\/imeetzu-review<\/a> centre de recherche et de creation specialise en jeux video, le design, la culture virtuel et des arts interactifs. \u00abTres souvent, je rencontre des parents ayant une telle peur reelle de voir leur enfant devenir accro a leur ecran. Je un reponds forcement que, a l\u2019instar du cinema, on voit certes des ?uvres tres violentes, et des romantiques, des poetiques. Les jeux, c\u2019est cool. Entre autres, ces temps-ci, je suis plongee au sein d&#8217; Zelda. C\u2019est si beau.\u00bb<\/p>\n<p>Et puisqu\u2019il est question de beaute, notons la narration une cineaste, qui rythme la soiree. Imagee, sincere, inspiree. Inspiree, avec ailleurs, via Wim Wenders et, plus precisement, via Tokyo-Ga. Documentaire dans le regrette realisateur japonais Yasujiro Ozu, paru en 1985. Un des preferes de Gina. \u00abCette autoreflexion, ce look d\u2019observation, cette meditation via le sujet\u2026 j\u2019ai adore! Et j\u2019ai voulu, a mon tour, contempler ce monde, m\u2019attarder de maniere que des autres puissent l\u2019admirer, se sentir pres des personnages. On a allume votre camera et un univers entier est apparu. C\u2019etait magnifique, girly, rempli d\u2019amour.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En grandissant a Budapest, Gina Hara n\u2019avait aucune mot pour se definir. \u00abGeek, en hongrois, ca n\u2019existait pas.\u00bb Elle aimait les modeles reduits de trains, les blocs de construction. Elle lisait des revues de jeux video et les X-Men, un des rares comics traduits dans sa langue natale. 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